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La période de professionnalisation a la cote

Grande nouveauté de la loi de 2004, la période de professionnalisation a été difficile à appréhender par les entreprises. Mais elle gagne à être connue car c'est le premier dispositif de formation  à proposer de l'alternance.

Les périodes de professionnalisation sont des actions de formation alliant enseignement pratique et théorique. « La formation doit se dérouler en alternance, avec une période en entreprise et une période en organisme de formation ou dans le centre de formation de la société si elle en a un », précise Hélène Clédat, Juriste en droit de la formation professionnelle à la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris.

 

L'objectif : favoriser le maintien dans l'emploi de salariés en CDI. « La période de professionnalisation est un très beau dispositif, car elle s'adresse à des personnes fragilisées ou en milieu de carrière », souligne Hélène Clédat. Sont concernés : les salariés qui comptent 20 ans d'activité professionnelle, ceux âgés d'au moins 45 ans ainsi que ceux avec peu de qualification. Tout comme les personnes handicapées, les femmes et les parents après un congé maternité ou parental.

 

Ce dispositif concerne des formations qualifiantes : un diplôme, un Certificat de qualification professionnelle (CQP), un titre homologué à finalité professionnelle... Un accord de branche ou d'entreprise peut également établir certaines priorités. Financée par les OPCA (Organismes paritaires collecteurs agréés), cette formule permet souvent d'obtenir des financements intéressants.

 

« Les périodes de professionnalisation sont bien adaptées à la reconversion si celle-ci se fait au sein de l'entreprise », constate Mathilde Bourdat. « Les périodes les plus abouties sont d'ailleurs celles qui sont issues d'un dialogue entre le salarié et son manager », ajoute Hélène Clédat. Car c'est le dernier intérêt de cette formule, et non des moindres : « la période de professionnalisation peut être à l'initiative de l'employeur mais aussi du salarié, dans le cadre du DIF », explique Mathilde Bourdat, Manager Formations Interentreprises au sein du groupe Cegos. Elle peut se suivre sur le temps de travail mais également en dehors, avec le versement par l'entreprise d'une allocation de formation. Dans tous les cas de figure, la mise en œuvre se fait d'un commun accord entre le salarié et son employeur.

 

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Sandrine Guinot © Cadremploi.fr - 2010

 


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