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Créer son entreprise : le jeu en vaut-il la chandelle ?

De nombreuses mesures ont été prises ces dernières années afin d'inciter les Français à créer leur entreprise ou devenir indépendant. La dernière en date, l'auto-entreprenariat, rencontre un franc succès depuis sa mise en place. Mais attention, la liberté a un prix.

« Il y a autant d'avantages à créer son entreprise qu'il y a d'entrepreneurs ! », remarque François Hurel, président de l'Union des auto-entrepreneurs. Apport financier supplémentaire, occupation des temps libres, source d'autonomie, accomplissement personnel... Chacun peut y trouver son compte. Mais selon Philippe Mathot, directeur général de l'Agence pour la création d'entreprise (APCE), « les raisons économiques passent souvent au second plan. La toute première motivation pour créer son entreprise, c'est la liberté. »  Devenir son propre patron pour ne plus dépendre de personne, voilà donc le but que poursuivent la plupart des entrepreneurs.

 

Comment faire ?

La clef du succès tient en trois mots : préparation, accompagnement et implication. Il ne suffit pas de décider de se lancer, il faut trouver le bon créneau et établir un business plan, comme le rappelle Philippe Mathot : « pour vendre un service ou un produit, il faut d'abord s'assurer que la clientèle potentielle existe ! » Vous trouverez une multitude d'informations sur le site de l'APCE, avec pour chaque secteur des études et actualités détaillées sur le marché. A titre indicatif, deux secteurs sont actuellement considérés comme particulièrement porteurs : les services à la personne, et plus particulièrement les activités liées au grand âge ou à la garde d'enfants, et l'éducation, notamment le soutien scolaire.

 

Mais surtout, il faut parler de l'idée autour de soi, car « le plus grand des handicaps est l'isolement », estime le directeur de l'APCE. Heureusement, les structures d'accompagnement sont nombreuses : chambres de commerce et d'industrie, chambres des métiers et de l'artisanat, réseaux de type France Initiative, clubs de créateurs d'entreprises, associations de parrainage,... Vous pouvez utiliser le moteur de recherche de l'APCE pour trouver de l'aide près de chez vous. Par ailleurs, ne négligez pas votre entourage, famille et amis peuvent donner un avis pertinent sur la question et apporter des suggestions, car un regard extérieur permet de repérer plus facilement les défauts d'un projet. Enfin, consulter un banquier constitue bien sûr une étape incontournable.

 

Méfiance...

Ainsi dépeint, le tableau semble idyllique. Attention toutefois : il n'y a pas que des avantages à devenir entrepreneur ! La prise de risques est l'un des principaux freins, le taux d'échec économique s'élevant tout de même à 25 %. C'est là que le régime de l'auto-entreprenariat facilite les choses : les intéressés n'ont pas besoin de quitter leur emploi pour se consacrer à l'entreprise créée et les contributions fiscales ou sociales sont prélevées une fois le chiffre d'affaires réalisé. En cas d'échec, les pertes sont donc limitées. D'ailleurs, comme le souligne François Hurel, « ce régime existe depuis janvier 2009 et il avait déjà attiré plus de 260 000 personnes fin octobre. C'est bien la preuve qu'il y avait un réel besoin. »

 

Reste que l'investissement personnel et la masse de travail sont conséquents pour tout entrepreneur. Ne pas compter ses heures, prendre sur son temps libre, rester positif,... Bref, il faut garder le cap pour le meilleur et pour le pire.

 

Pour en savoir plus :

Article « Le but était de créer mon propre emploi »

Article « Créer son entreprise : explorer toutes les aides »

Article « Auto-entrepreneuriat : le test "reconversion" sécurisé »

 

 

Séverine Dégallaix © Cadremploi.fr - 2010

 


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