Recevez les offres d'emploi qui vous correspondent par mail !

Créez une alerte e-mail

15 000 recruteurs attendent de consulter votre CV

Déposez votre CV

Changer de job, changer de vie

Entre la peur du risque et la crainte du regard des autres, les obstacles psychologiques ne manquent pas lors d'une reconversion. Prendre conscience de ses angoisses, minimiser l'inconnu et positiver : telles sont les clés pour contrer ces peurs universelles.

- Un travail de deuil

Pour se reconvertir, il faut réussir à faire le deuil de son ancienne carrière. Une démarche favorisée dans le cadre d'une reconversion choisie, mais plus délicate lorsque la décision fait suite à un licenciement. Difficile de faire taire cette petite voix intérieure qui prétend que se reconvertir, c'est échouer, puisqu'on renonce à son choix initial de carrière. « La reconversion est un peu comme un divorce, souligne Christophe Réville, coach, formateur et auteur du site Psycho-Travail. Elle peut être comprise de deux manières : la fin de tout ou un nouveau départ. »

 

- Le poids du regard des autres

« Tu ne vas pas y arriver », « C'est un projet irréaliste », « Tu as raison de t'accrocher »,... Les jugements extérieurs, en particulier ceux de nos proches, peuvent être une source de motivation ou au contraire de découragement. Or c'est la manière dont vous vivez et présentez votre reconversion qui influence ces regards, comme l'explique Christophe Réville : « si vous vivez votre reconversion comme un drame ou une angoisse, il y a de forte chance pour que votre entourage le perçoive négativement. »

 

- La peur du changement

Sachez-le : la peur du changement est normale ! « C'est un reflexe d'adaptation primaire, précise Christophe Réville. Lorsqu'on quitte un état que l'on connaît, même inconfortable, pour aller vers un état inconnu, la réticence va de soi. » Le stress se définit d'ailleurs comme une tension liée à une demande d'adaptation de l'organisme. Selon le niveau de sensibilité, les signes peuvent être visibles (sueurs froides, insomnies, nervosité,...) ou moins perceptibles. Même les grands patrons le ressentent, ils ont simplement appris à le maitriser.

 

Le remède ? « Le simple fait d'être conscient de cette réalité aide à avancer », rassure Christophe Réville. L'inconnu étant perçu comme un risque, il faut se représenter la situation future de la façon la plus précise possible. Vous devez récolter des éléments concrets mais aussi personnels, en rencontrant des gens du métier, en visitant des lieux de travail, en vous mettant en situation. « La communication non verbale est très importante, il ne faut pas se focaliser uniquement sur le factuel en oubliant les aspects d'adéquation, d'ambiance. » Ainsi, s'il reste un fond d'angoisse intangible, c'est souvent que la préparation psychologique n'a pas été suffisamment poussée.

 

- La crainte de la formation

Le professeur va me prendre de haut, les autres vont être meilleurs que moi,... La peur de se former, c'est avant tout la peur de ne pas être au niveau. Première étape : s'efforcer d'avoir une image positive de l'action de formation. Les formateurs sont là pour aider à faire avancer et non pour juger. Ensuite, il faut travailler sur l'image de soi. « Vous aurez besoin de feedbacks positifs, de gratifications de l'extérieur, explique Christophe Réville. Vous pouvez vous appuyer notamment sur vos proches. N'hésitez pas à en parler, à poser des questions, la communication est primordiale pour réussir à positiver ! »

 

Laure Marcus et Séverine Dégallaix © Cadremploi.fr - Janvier 2010

 

 


Vos réactions, vos témoignages : jemereconvertis@cadremploi.fr