Accueil  >   C'est décidé, je me reconvertis !  >   Témoignages : ils l'ont fait !  >   Reconversion raison  > Une ex-ingénieur professeur d’anglais

Recevez les offres d'emploi qui vous correspondent par mail !

Créez une alerte e-mail

15 000 recruteurs attendent de consulter votre CV

Déposez votre CV

Une ex-ingénieur professeur d’anglais

Après la fermeture de l'usine de porcelaine dans laquelle elle travaillait en tant qu'ingénieur qualité, Béatrice Poilly voyait deux choix s'ouvrir à elle. Elle pouvait retrouver un travail dans sa spécialité, ou se reconvertir. Elle est aujourd'hui professeur d'anglais.

Tout a commencé par des cours d'anglais ?

Effectivement. Après avoir perdu mon emploi, j'ai souhaité suivre une formation d'anglais car c'est utile dans tous les cas, que je retrouve un emploi correspondant à mon profil ou que je décide de changer de voie. Or, les cours d'anglais qui m'intéressaient étaient dispensés par le CNED et préparaient au CAPES. Cela m'a incité à tenter le concours, plus par curiosité sur mon niveau au départ. A ma première tentative, en 2003, j'étais admissible, mais j'ai échoué à l'oral. J'ai ainsi décidé de le retenter plus sérieusement l'année suivante, en envisageant vraiment la carrière d'enseignante cette fois-ci. Là encore, je n'ai pas eu l'oral, cependant il ne me manquait qu'un quart de point.

 

A cet instant, j'ai eu une décision à prendre : tout au long de l'année, j'avais continué à chercher du travail dans ma branche, et je me voyais enfin proposer un poste. Mais j'avais déjà beaucoup investi dans le concours. J'ai donc persévéré et j'ai finalement eu le CAPES en 2005 !

 

Souhaitiez-vous vraiment quitter le métier d'ingénieur ?

En tant qu'ingénieur, j'avais parfois l'impression de ne pas être à ma place, dans le sens où je n'apportais rien aux personnes avec qui je travaillais. Avec l'enseignement, je sens que je fais vraiment quelque chose qui me ressemble, peut-être aussi parce que je viens d'une famille d'enseignants.

 

Enfin, la sécurité de l'emploi a joué dans ma décision. Les choses se sont dégradées pendant un an et demi à l'usine. Avant la fermeture, les plans sociaux se succédaient. C'était une torture de voir partir des vagues de collègues les unes après les autres. Je ne voulais surtout pas risquer de revivre ça.

 

Avez-vous rencontré des difficultés au cours de votre reconversion ?

Pas réellement, car j'avais le soutien de mon entourage. De plus, mes démarches ont été facilitées sur le plan financier. J'étais tombée enceinte peu avant la fermeture de l'usine. Du coup, entre le préavis, l'interdiction de licencier une femme enceinte et le congé maternité, je n'ai été officiellement licenciée qu'un an après la fermeture. J'ai donc eu le temps et les moyens de réfléchir à mon choix et de me former.

 

 

Séverine Dégallaix © Cadremploi.fr - 2010

 


Vos réactions, vos témoignages : jemereconvertis@cadremploi.fr