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Du journalisme aux manettes d'une association

Journaliste dans la presse informatique pendant la majeure partie de sa carrière, Véronique Balizet s'est lancée dans un nouveau challenge il y a un an et demi. Elle est aujourd'hui déléguée générale de l'association « La Semaine du Son ». Entretien.

Véronique Balizet
Véronique Balizet

 

Quel a été votre parcours ?

À l'origine, j'étais professeur de solfège. Puis j'ai travaillé pour un journal qui traitait de la musique sur support CD. En 1989, c'était révolutionnaire. Cela m'a permis de me rapprocher du monde de l'informatique et, de fil en aiguille, je suis devenue journaliste dans la presse informatique et le suis restée jusqu'en 2007.

 

Pourquoi avoir choisi de changer de voie, après toutes ces années dans le journalisme ?

En 2007, le groupe de presse qui m'employait a lancé un plan social : 10 titres de l'entreprise ont disparu. En parallèle, « La Semaine du Son », une association que j'avais contribué à créer, devenait de plus en plus importante. Il fallait quelqu'un à temps plein pour préparer l'événement tout au long de l'année. Comme je connaissais bien la structure et que la musique a toujours été une passion, je me suis dit « pourquoi pas ? ». Grâce aux membres du bureau qui m'ont fait confiance, je suis devenue déléguée générale de l'association en avril 2008.

 

Découvrir un nouveau métier a-t-il été dur à plus de 50 ans ?

C'est sûr qu'il y avait un risque. Je quittais un environnement dans lequel j'avais évolué des années durant pour me retrouver dans un contexte complètement différent. Je n'ai pas suivi de formation particulière mais mes expériences précédentes comme le soutien des membres du bureau de l'association m'ont beaucoup aidé pour certaines tâches. Surtout, j'aimais l'idée de commencer une nouvelle aventure, apprendre de nouvelles choses, être face à un nouveau défi.

 

Évidemment, mon statut est forcément précaire, puisque je travaille pour une association qui dépend des subventions qu'on lui accorde. Pour autant, ça ne me fait pas peur de me lancer dans autre chose si jamais cette expérience prenait fin. C'est sûr qu'à plus de 50 ans, c'est difficile de trouver un travail salarié. Mais il y a d'autres voies, comme celle qu'ouvre le nouveau statut d'auto-entrepreneur, qui paraît très intéressant.

 

Sébastien Hervier© Cadremploi.fr - 2010

 


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