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Impliquer ses proches dans sa reconversion

Les proches ont un rôle important à jouer dans le cadre d'une reconversion professionnelle. Ce sont des confidents privilégiés avec lesquels on peut partager ses rêves, mais aussi ses difficultés.

Jouer cartes sur table

« Il faut jouer cartes sur table avec son entourage, prévient Yves Deloison, journaliste et auteur du blog toutpourchanger.com. Cela signifie être clair sur ses motivations et ses objectifs, mais aussi associer l'autre à sa décision. Car s'il existe un sentiment de contrainte, ça se passera mal. » Associer, c'est faire les choses ensemble, comme par exemple aller visiter son futur centre de formation, ou même simplement discuter régulièrement des avancées de son projet. Tout ceci sans oublier de se montrer patient : ne vous braquez pas si l'adhésion n'est pas immédiate ou frileuse, et laissez le temps à vos proches de se faire à l'idée.

Réorganiser sa vie de famille

Qui dit reconversion dit nombreux changements au quotidien. Il est important de parler ouvertement des perturbations qui vont en découler avec tous les membres de la famille, et de convenir ensemble des différents aménagements à mettre en œuvre. « Chacun sera impacté, à des degrés divers, par la réorientation professionnelle d'un proche. Or il ne faut pas oublier qu'on a tous nos intérêts propres et le besoin d'être rassurés par une situation sécurisante », poursuit Yves Deloison. Une fois de plus, le maître-mot est communication, pour la recherche de solutions qui satisfassent tout le monde. Attention quand même à ne pas vous limiter à un listing de ce que vous ne pouvez plus faire : « il est important de trouver des compensations : si je ne peux plus déposer les enfants à l'école, je propose de faire autre chose à la place », conseille Brigitte Quagliot, coach de carrière.

 

Le défi est aussi dans la durée

Méfiez-vous également de ce que Sylvaine Pascual[1] appelle « le risque d'essoufflement ». Car pour la coach spécialisée dans le relationnel et la reconversion professionnelle, c'est avant tout dans la durée que ce soutien doit tenir. Et ça ne va pas forcément de soi : « il y a des moments difficiles à traverser ; prendre de nouvelles fonctions ou suivre une formation implique moins de disponibilité, les soirs, les week-ends, quand ce n'est pas carrément sur plusieurs jours... Le conjoint qui se retrouve seul avec les enfants et d'autres responsabilités habituellement partagées peut passer par de grands moments de solitude et parfois même craquer », explique-t-elle.

 

Ne vous laissez pas envahir

Enfin, comme le fait remarquer Brigitte Quagliot, le  bon soutien sait rester à sa place : « c'est un soutien bienveillant, mais pas envahissant ». Ainsi, gardez bien en tête que vous réfléchissez d'abord pour vous-même : c'est de votre avenir professionnel dont il s'agit. « Mieux vaut se méfier des bonnes paroles : je te vois faire ceci ou cela... les intentions ne sont pas mauvaises, mais ça peut créer des interférences, installer le doute. J'ai même rencontré des personnes qui parlaient exclusivement à travers leur conjoint. Je conseille de bien rester centré sur son projet », conclut la coach.

 

Bien sûr, n'hésitez pas à prendre conseil auprès de personnes qui ont déjà vécu cette situation, en faisant jouer vos réseaux ou par le biais de forums sur Internet par exemple.

 

Priscilla Franken© Cadremploi.fr - 2010

 

[1] Auteure du Blog d'Ithaque.

 


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